Ainsi va la vie paroissiale…

14 juin 2019

Depuis quelque temps déjà, Monseigneur l’archevêque d’Avignon m’avait demandé de prendre en charge les paroisses de la ville de Bollène. Mais nous étions tenus au secret… Cela est maintenant officiel, avec le départ de l’abbé Michal. Pour moi, cette demande advient au terme de 12 années de présence à Montfavet.

Quant à l’abbé Michal, au bout d’un peu plus de deux ans ici, il a demandé à changer de paroisse. Son insertion à Montfavet fut fructueuse, car on peut sans mentir reconnaître que ses progrès en français étaient aujourd’hui vraiment tangibles... Il est nommé vicaire à Sorgues, et reste dans le doyenné. Nous le remercions beaucoup pour sa présence et le don qu’il a fait de lui-même au Seigneur dans cette mission en France ! Nous aurons l’occasion de revenir sur ces remerciements.

Le nouveau curé nommé est l’abbé Charles-Bernard Savoldelli, connu de ceux qui ont accompli le pèlerinage paroissial au Mont Saint-Michel l’an dernier, car il était venu s’y associer avec plusieurs des paroissiens de N. D. du Ventoux de Mazan.

Le vicaire, l’abbé Elias Shamri, quant à lui, nous vient de l’Isle-sur Sorgue. Il est connu par ceux qui ont suivi l’IDF il y a quelques années. En effet, il y avait témoigné de son spectaculaire itinéraire de conversion de l’islam intolérant des ayatollahs iraniens, unique fruit de la Grâce comme le Seigneur en a le secret.

Ces deux prêtres sont un vrai cadeau, que tous les montfavétains prendront le temps de découvrir comme un trésor inépuisable !

Quoi qu’il en soit, le changement sera particulièrement lourd d’émotions. Bien sûr, pour ceux qui s’en vont et qui arrivent, mais aussi et surtout peut-être, pour beaucoup de paroissiens.
Qu’il me soit permis de rendre grâces au Seigneur pour tout ce qui s’est vécu sous le regard de Notre Père et de Notre Dame de Bon Repos, ici, dans l’accompagnement si heureux de cette paroisse depuis 12 ans. Comme il m’a été donné de recevoir de beaucoup, malgré mes nombreuses incapacités, la réalisation de la parole du Seigneur Jésus dans l’évangile de Saint Matthieu (19, 29) : « 

 celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple » !


Ma gratitude est immense envers tous ceux qui ont été pour moi des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants. Merci à chacun d’avoir été sur ma route !
Il me semble indispensable de noter que ceux qui ont accepté de collaborer, de mille manières, à la vie de l’Eglise pendant ma présence et celle des quatre vicaires qui se sont succédés depuis août 2007, ont l’avantage de saisir cette reconnaissance encore mieux, à la mesure de l’engagement et de la synergie pastorale…

Que de joies pastorales justement ! Quel plus grand cadeau, d’autant plus merveilleux qu’immérité, de percevoir que chacun devient toujours plus membre d’une communauté, irriguée par le service et l’attachement au Seigneur dans son Eglise, nourri de l’Eucharistie et de la réconciliation ?

A un titre tout particulier, il convient de pointer combien l’adoration continue, assurée par un grand nombre de paroissiens, a rendu perceptible, à la fois palpable et invisible, ce lien qui unit la communauté et qui la constitue famille domestique de l’Eglise. Le tissage patient et secret de la communion avec le Maître et avec les autres est tellement beau ! Sous la houlette d’un pasteur envoyé par le Seigneur à travers l’évêque, successeur d’apôtre, nous évitons surement de ressembler à une secte, où chacun se coopte, où chacun choisit sa communauté, son prêtre comme gourou, voire zappe en permanence de lieu de célébration. Dans l’Eglise, nous nous recevons mutuellement du Christ. Ce sens de l’Eglise se retrouve dans la mission procédant de la vie paroissiale. Car l’évangélisation n’est pas affaire de soirée tapageuse, encore moins de prosélytisme dérangeant. Elle est témoignage lumineux de vérité et de sainteté, fruit d’une fréquentation assidue et humble de la prière et des sacrements, diffusion de l’Amour dont on est irradié dans l’adoration et la transfiguration sacramentelle, en lien avec la communauté. Sans prétention, la mise en pratique de ces exigences a été source de grâces et de renouvellements très profonds.
Que le Seigneur soit loué et remercié pour tous ses innombrables bienfaits !

Le cœur gros de tout ce que nous avons continué et initié dans ces pages de vie montfavétaine, dans la reconnaissance éperdue envers Celui dans la main duquel tout tient, la joie débordant des serviteurs inutiles que le Seigneur récompense déjà en ce monde, les yeux fixés sur le Cœur de Celui qui a tant aimé le monde, sous le regard attendri de Notre Dame si vénérée de Bon Repos, je dis à chacun : « De très grand cœur, Merci et A Dieu » !

Marc, curé de Notre-Dame-de-bon-repos.

« Il est difficile de devenir des saints. Difficile, mais non pas impossible.
La route de la perfection est longue, comme l’est la vie de chacun.
Ne nous arrêtons donc pas en chemin, et le Seigneur ne manquera pas de nous envoyer le secours de sa Grâce. »

Saint Padre Pio