Rentrée paroissiale 2018

30 juillet 2017

Pourquoi bénir des cartables ou des outils de travail ?

Dimanche, nous sommes invités à apporter à l’église nos outils de travail. Drôle de proposition, surtout lorsque l’on pense que le dimanche est le jour du repos. Alors pourquoi l’Eglise nous invite-t-elle à faire cette démarche ?
Plus que les cartables, bénir le travail
Mais qu’apporte au juste la bénédiction de Dieu ? Une bénédiction, ce n’est pas de la musique douce. Les enfants apprendront que la bénédiction ne changera rien, si eux-mêmes ne sont pas décidés à travailler. Le Livre des Bénédictions précise : « Il n’est pas permis de bénir des objets par un simple signe de croix sans l’accompagner d’aucune parole de Dieu pour éviter le risque de superstition. » Or, dans la prière proposée pour la « Bénédiction des instruments de travail », le prêtre, tourné vers les enfants, s’adresse ainsi à Dieu : « Accorde-leur de travailler avec courage. » Au jour de la Création, Dieu a béni l’homme et lui a confié la terre pour qu’il la cultive et la fasse fructifier. Il y a une bénédiction originelle sur le travail humain, même s’il est devenu pénible, en raison du péché.
Tout doit être occasion de sanctification
Alors, pourquoi bénir les cartables ? Parce qu’ils représentent une part importante de la vie des enfants. Ils sont le symbole du travail qu’ils doivent accomplir pour devenir adultes. Or, tout doit être pour l’enfant, comme pour tout homme, une occasion de sanctification. Cela est vrai du travail scolaire. Il n’y a aucune raison que Dieu en soit exclu. Jésus l’a Lui-même vécu, au temps de son enfance, Lui qui n’a pas hésité à interroger les docteurs au Temple de Jérusalem, et qui a appris un métier auprès de son père. Nous aurions beaucoup à recevoir également des exemples de nombreux saints, Dominique Savio et tant d’autres.
Bénir, cela signifie : « dire du bien », « vouloir du bien ». Quand l’Église, par ses ministres, bénit les objets ou les activités humaines, elle rappelle que tout peut (et même doit) nous aider sur le chemin de la sainteté. On peut faire beaucoup de choses avec un cartable et surtout avec ce qu’il contient : le meilleur (chercher la vérité, apprendre le goût de l’effort, avoir le désir de progresser) comme le moins bon (tomber dans la paresse, être jaloux du succès des autres, s’enorgueillir de ses réussites). En d’autres termes, le cartable peut être l’instrument d’un combat spirituel. Car il existe une autre guerre des boutons. Invisible celle-là. La bénédiction veut nous aider à la mener avec foi et avec courage, et à en sortir vainqueur.