Quelques mots de Père Charles Bernard

21 mars 2020

Reconnaissons que nous sommes encore plus ou moins dans le déni !

Des aveugles qui croient voir… Au mieux nous nous calfeutrons dans un égoïsme matérialiste et hédoniste sans le désir sérieux de vouloir changer un iota. Ce changement nous est imposé de l’extérieur, de la nature. « Par l’oubli du Créateur la créature se rend elle-même obscure . » Concile Vatican II, Gaudium et Spes n°36.

Que nous le voulions ou non, cela va être douloureux. Du coup, les réactions des plus fragiles, ou des moins préparés vont être violentes… Si nous n’avons pas « travaillé » sur nous, si ne nous laissons pas ouvrir le cœur comme Jésus sur la croix, nous risquons très vite de devenir cette foule qui crie… Une certaine « guerre » que personne n’a connue, va se développer ! Quelles conséquences économique dramatique nous attendent… Le pire et le meilleur cohabitent déjà en nous ! Ne soyons pas offusqué de ce que les autres font ou vont faire... Nous en sommes capables !

Faisons confiance au Christ mort sur la croix, en le regardant en face, et en priant avec plus de ferveur ! Demandons à Dieu le Père, la grâce de pouvoir jeûner au pain et à l’eau tous les mercredis et Vendredis de cette quarantaine imposée… Supplions l’Esprit Saint pour qu’Il nous convertisse en Vivant dans l’Amour et la Vérité. « N’est-ce pas pour chacun le moment de descendre en soi-même en ce sanctuaire où il est seul avec Dieu et où Sa voix se fait entendre ? » (G.S. n° 16). 

Père Charles-Bernard Savoldelli