Le Mystère de la sainte TRINITÉ

15 juin 2019

Une relation d’amour

Sainte Elisabeth de la Trinité a reçu son nom dès son entrée au Carmel, le 2 août 1901, et elle s’est laissé emporter dans la vie trinitaire. Elle écrit peu avant au Chanoine Angles : « Vous ai-je jamais dit mon nom au Carmel : "Marie-Elisabeth de la Trinité". Il me semble que ce nom indique une vocation particulière, n’est-ce pas qu’il est beau ? J’aime tant ce mystère de la Sainte Trinité, c’est un abîme dans lequel je me perds. » (Lettre 62) . Et le 25 mai 1902, en la fête de la Trinité, à sa sœur : « Oh oui, ma Guite, cette fête des Trois est bien la mienne, pour moi il n’en est pas une semblable. Elle était bien bonne au Carmel car c’est une fête de silence et d’adoration ; je n’avais jamais si bien compris le Mystère et toute la vocation qu’il y a dans mon nom !... » (Lettre 113)

Pour Elisabeth, ce « mystère » est une source inépuisable d’émerveillement : la Trinité la prend dans son mouvement, dans cet échange d’amour entre le Père et le Fils, dans le souffle de l’Esprit. Ses relations quotidiennes seront marquées du sceau de l’ouverture aux autres, de l’accueil, de la gratuité, de naturel, d’aisance, de charité, si bien que de s’oublier pour faire leur bonheur devient comme une « seconde nature ».

Pour se laisser guider, elle se met à l’écoute de Jésus dans la Parole de Dieu. Là elle en découvre toute la richesse et la profondeur : « Il vient révéler le mystère, Livrer tous les secrets du Père, Mener de clartés en clartés Jusqu’au sein de la Trinité. » (Poésie 75)

La maison paternelle

Sainte Elisabeth qui a découvert avec bonheur la signification de son nom, « maison de Dieu », le jour de sa première communion comprend avec le même émerveillement que cette relation d’amour entre « les Trois » se vit au plus profond de son cœur. « C’est toute la Trinité qui habite dans l’âme qui l’aime en vérité ; c’est-à-dire en gardant sa parole ! » (Dernière Retraite 28)

A sa suite, nous pouvons reprendre :

Dieu Tout Amour, Père, Fils et Esprit Saint, tu n’es que Don, tu n’es que Paix. Vois comme je suis encore agité, inquiet, si loin de toi. Attire-moi au cœur de ton Mystère, viens habiter au cœur de ma misère, répands en moi ta paix et ta lumière ! Dieu Trinité, Amour infini, tu es le seul bonheur qui n’aura pas de fin. Je m’offre à toi dès aujourd’hui, cache-moi dans ton Mystère et qu’un jour, avec tous les saints, j’exulte de joie dans ta grande Lumière !

Alors au soir de sa vie, elle peut entrer dans son repos, dans son « lieu » devenu si familier : « La Trinité, voilà notre demeure, notre « chez nous », la maison paternelle d’où nous ne devons jamais sortir ». (Le Ciel dans la Foi 2). Et chanter :

« C’était la Trinité qui m’entrouvrait son Sein
Et j’ai trouvé mon centre en l’Abîme divin !
On ne me verra plus sur le bord du rivage,
Je plonge en l’Infini, c’est là tout mon partage,
Mon âme se repose en cette immensité
Et vit avec ses Trois comme en l’éternité ! »

Site : http://www.elisabeth-dijon.org/fr/