Nouvelle rentrée, nouvelles connaissances !

7 septembre 2019

Dimanche dernier, en quittant la commuanuté des paroisses du secteur Notre Dame du Ventoux qui m’appris à servir, j’ai voulu citer 2 témoins de la foi qui ont été inspirés par l’Esprit Saint au cœur de l’Eglise et qui sont inspirants pour nombre d’entre nous.

Le Bienheureux Père Marie-Eugène, béatifié le 19 Novembre 2016 (au parc des expositions de Montfavet !) note au tout début de son ouvrage clef « Je veux voir Dieu », une réfexion de Thèrese d’Avilla :

« la connaissance de nous-mêmes est le pain avec lequel il faut dans cette voie de l’oraison, prendre tous les autres mets, si délicats qu’ils soient… ».

Se connaître est vraiment le chemin du croyant, du priant, du chercheur, du veilleur, de l’aimant !

Dans cette longue et patiente connaissance de soi, sous le regard du Bon Jésus, nous reprenons, nous poursuivons cette connaissance, cette reconnaissance : « Tu es mon fils, ma fille bien aimé(e) en qui j’ai mis tout mon amour. » Non pas repli sur soi, mais ouverture au regard de l’Autre qui nous révèle qui nous sommes…pour de vrai ! L’adoration eucharistique est une école d’amour, une école ou l’on se laisse aimer en se décentrant de soi pour se tourner avec Jésus vers notre Père.

Quelle joie de poursuivre avec vous, cette connaissance de soi porté par l’offrande continuelle du Fils à son Père. Avec le Christ, je me reconnais pauvre, et comme le Christ pauvre, je demande tout et je reçois tout du Père, mon Créateur en l’adorant.

Mais cette connaissance de soi reçue dans l’amour du Christ est en vue d’une connaissance mutuelle, d’une connaissance nouvelle de l’autre plus profonde, plus fraternelle, plus humaine, plus fine, plus délicate.

Jean Vanier, dans l’un de ses derniers interviews (https://aleteia.org , 16 sept.2018) dit que « la vérité viendra comme un petit filet d’eau qui grandira peu à peu. » La connaissance de soi, la connaissance de l’autre, l’émerveillement du regard de Dieu à son égard, s’inscrit dans ce « peu à peu », dans cette lente croissance de la vérité, de la lumière. Et lorsqu’on demande à Jean, ce « grand » Monsieur, s’il n’a pas peur d’être un saint, il répond :

« La sainteté ne m’intéresse pas. La seule chose qui m’intéresse, c’est d’être l’ami de Jésus (silence). Je veux être avec Lui quelque part, je ne sais pas où. Jésus est pauvre, humble. Je souhaite être avec lui dans la pauvreté. Toujours dans la pauvreté. C’est la seule chose. Le secret est toujours dans la descente, et non dans la montée. C’est accepter que l’on est fragile. Nous ne sommes pas toujours ce que nous souhaiterions être, même avec Jésus. Nous avons toujours besoin d’un Jésus qui nous rattrape quand nous nous éloignons. Il est extraordinaire dans sa capacité d’aimer. Le plus grand danger, aujourd’hui, c’est le phénomène du besoin de réussite, qui commence dans les écoles. IL y a un problème de lutte entre le succés et l’acceptation de ce qu’on est, avec sa propre mission. On voit une sorte de contradiction entre la société et la vie chrétienne. Jésus, Lui, est humble et si petit. Le monde est à l’envers. L’Evangile, c’est le monde à l’endroit. C’est une révolution copernicienne. »

Pour cette nouvelle rentrée, avec le père Elias et chacun d’entre vous, en groupes, je désire poursuivre et « descendre » dans cette connaissance du cœur de Jésus, vrai Dieu et vrai Homme, à travers l’écoute de sa Parole et dans sa sublime pauvreté « Eucharistique ».

Peu à peu, avec le même désir, nous ferons d’avantage connaissance les uns et les autres pour mieux nous aimer avec nos dons et nos pauvretés et nous édifier avec nos différents charismes. Avec Jésus, Le Pauvre, nous nous soutiendrons pour être « à l’endroit », à notre place, debout au cœur de notre cité, dans notre propre mission pour le faire connaître et aimer de plus en plus.

Bonne rentrée, bonnes connaissances… 

Père Charles-Bernard Savoldelli